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Rentré depuis lundi dans mon sud natal, après un séjour parisien très utile mais un peu long, il ne me reste plus que quelques jours sur Montpellier pour peaufiner mes affaires et dire au revoir aux miens, du moins dans cette partie de la France.
Petit retour en arrière :
Le 5 février je passais la visite médicale pour le Canada ; c'était déjà un excellent signe mais avec mes récents problèmes de dos, j'avais un léger doute.
Environ 3 semaines après cela, ma mère m'appelle pour me signaler un courrier de l'ambassade ; je n'en attendais plus qu'un... J'aurai tué cette dernière, elle me fait poireauter 20 bonnes minutes avant de me lire le courrier en question !!
Bien entendu, la lettre disait que mon visa était prêt à être émis et qu'il me fallait le récupérer (de diverses manières possibles). Ce que je suis allé faire, d'un pas léger (mais néanmoins un peu stressé) à Paris, il y a une semaine.
Entre-temps, j'ai acheté billet d'avion (à un prix imbattable !! - 178,80 € l'aller) et de train, envoyé les dernières lettres de rupture de contrats (tel, assurance, magazines, etc.). Je ne sais pas pourquoi (peut-être est-ce dû à une forte volonté) mais je savais que je partirai à la date que j'avais fixé, à savoir le 1er avril... (Non, c'est tout sauf un poisson celui-là).
Samedi, je dirai au revoir à ma terrasse, à la plage et ses 14°C, à ce Montpellier qui n'a pas su me convaincre de rester pour rejoindre Nevers, sa fraîcheur et sa grisaille, ma mère et sa famille, avant de partir pour de nouvelles aventures, un grand défi qui m'attend, le plus grand de ma vie certainement... Ca se passera à Montréal ; certes les températures et la météo sont différentes de chez nous (pas tout le temps non plus !) mais la vie qui m'y attend est celle que je désire.
Les valises sont presque prêtes, le bonhomme pareil, il a hâte d'en découdre...
Promis - dans la mesure de mes accès Internet, je vais entretenir vos esprits de mes aventures.
A bientôt, lectrices, lecteurs ;-)
Après m'être acharné comme un malade sur le site de la SNCF pendant près de 3 jours, j'ai finalement réussi à trouver un assez satisfaisant compromis, entre les dates de départ, les temps de trajet, le temps sur place ainsi que le coût.
Du coup, j'en profite pour communiquer mes dates de vacances : à partir du 10 janvier au matin (je ne sais pas quand je rentre !). Je pars à 7h du matin, jusqu'à Nevers, jolie petite ville de province de 50 000 habitants (dont Pierre Bérégovoy en a été le maire). A part voir de la famille, je n'ai pas grand chose à y faire... Ah si, aller sur le circuit de Magny-Cours, à quelques kilomètres de là, jouer les pilotes de F1 ;-)
Dès le lendemain (désolé maman, ne m'en veut pas) et jusqu'au 15 janvier, direction Surgères en Charente-Maritime, non loin de La Rochelle. Je pars avec un des mes 2 meilleurs amis, rejoindre sa jolie femme et leur chat Bibi dans leur nouvelle maison ; de super retrouvailles en perspective. On fera la route avec son camion, ce qui est plus rapide qu'en train. (J'aurai dû attendre 2h dans une gare mon changement !)
Le mardi, après avoir mangé 6h de train, me voici à Lorient dans le Morbihan, pour visiter la Bretagne (et une demoiselle :-D). Région encore inconnue pour moi, je vais profiter d'y rester quelques jours et en voir un maximum.
Départ le 18 en début d'après-midi mais cette fois pour un trajet bien plus court, d'environ 2h (je n'ai aucune excuse pour ne pas avancer un max dans mes lectures avec tous ces temps de transport !). Et me voici à Brest, dans le Finistère ! Ce coup-ci, c'est mon cher cousin que je vais voir. Même si l'on s'est vu il y a quelques mois, ça me fera très plaisir de le revoir, de plus chez lui.
Retour sur Nevers le 22 en milieu de soirée. Surement épuisé par tout ce train, je n'en aurai pas moins la tête pleine de souvenirs, d'images, d'évènements, etc. Je ne reverrai malheureusement pas la plupart de ces gens et ces coins avant un bon moment une fois mon départ au Canada, alors autant en profiter un maximum !
Je ne manquerai pas non plus de profiter de ma mère, puisque cela fera plus d'un an que je ne l'ai pas vu :'( Et même si l'on s'appelle plusieurs fois par semaine, ça ne remplacera jamais le contact et la vue d'un être cher. Je compte bien rester environ deux semaines, tout dépendra aussi de ce qu'il se passe sur Montpellier (notre restaurant serait en passe d'être vendu, champagne !!).
Quoiqu'il arrive, je passerai un certain temps avec elle avant le grand départ...
Si je peux, mon cher Tigrou - mon autre meilleur ami, toi qui lit ce blog, je passerai te voir à Sens dans l'Yonne, sur le chemin du retour.
Pour le moment, et avant d'attaquer la valise, il me reste 3 semaines de travail, une santé à peaufiner pour être au top et surtout à aller me coucher...
Attendez-vous à de très nombreuses photos !!! (Vous aurez été prévenu.)
"La première place date de 1755. L'histoire de la place est ponctuée par les incendies du théâtre en 1785 et 1881, reconstruit à chaque fois. Elle est alors située sur l'ancienne emprise de la muraille de Montpellier à la hauteur de la porte de Lattes, près des bâtiments du gouverneur de Languedoc.
La fontaine surmontée de la scupture des Trois Grâces (Aglaé, Euphrosyne et Thalie) est installée sur la Comédie à la fin des années 1790. Elle a été réalisée par Antoine, un sculpteur de Carpentras. En 1794, elle trônait sur la place de la Canourgue où se trouvait alors la mairie. En 1989, la sculpture originale a été déplacée au musée Fabre et a laissé place à un moulage. Suite à des travaux dans le Musée, la statue à une nouvelle fois été déplacée et trône maintenant dans le hall de l'Opéra Comédie.
Au XIXe siècle, à partir du mandat de Jules Pagézy, elle devient plus empruntée avec le percement de la rue Foch et de la rue de la Loge et l'ouverture de la gare ferroviaire. Alors que les centres attractifs du centre se trouvaient au sommet (halles castellanes, préfecture) et au nord (université, cathédrale), elle est désormais sur le passage obligé entre la gare et le centre.
Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, deux cafés situés au sud de la place, entre rue de Verdun et rue Maguelone [...] informel chaque mardi : le Grand Café de France et du Musée d'une part, et le Grand Café de Montpellier d'autre part.[1] Après-guerre, ils laissent la place à un supermarché de la marque Monoprix. deviennent le lieu d'un marché ."
La suite sur Wikipédia.Une rencontre rare entre un architecte et un promoteur privé sur
le terrain des envies.
Envie d'autre chose, envie de matière, d'usage, de plaisir, d'éphémère,
de sens, les 5, mais surtout pas d'architecture.
Le projet aurait pu s'appeler le balcon dans tout ses états. Balcon jardin
pour manger, nombreux, entre amis. Balcons cabane perchés au milieu des
arbres pour relation intime. Balcon plongeoir pour aller voir, curieux, dans
les frondaisons des cimes des arbres. Balcon terrasse pour se croire en maison
individuelle.
Mais le projet s'appelle l'immeuble qui pousse. Un matin en tripotant des cailloux
du grillage et du béton on a inventé un épiderme vivant.
Une peau de Frankenstein. On n'a pas pu passer à côté de
cela. Il fallait que cela pousse.
On a mit des sacs de terreau et de plantes derrière les cailloux. A la
longue cela finirait par ressortir. On a arrosé le tout d'engrais organique
fertilisé, comprenez de la merde de porc avec des graines. On a inséminé
le tout à la main par des alpinistes en cordée.
Mais cela n'était pas suffisant. On a mis la façade sous irrigation
automatique. Un drain poreux par niveaux, le tout raccordé à une
usine à gaz, comprenez pompe doseuse, apport d'engrais etc.
Il est encore trop tôt pour conclure, une seule certitude : si on
ne voulais plus de plantes aujourd'hui, on sait déjà qu'il faudrait
désherber les façades. L'immeuble poussera.
La bête fait 75 mètres de long sur 7 étages, au beau
milieu d'un parc face à la rivière du Lez.
Il s'agit probablement du premier bâtiment furtif jamais construit. De
près, les yeux fermés on n'entend que le bruit des feuilles. La
matière poreuse absorbe tout, il n'y a pas d'écho, comme dans
une chambre sourde.
Dedans il n'y a pas besoin de climatisation.
Le lieu est frais.
Dans les étages élevés, côté Lez comme
côté parc, des balcons continuent à décliner les
innombrables possibilités de ce jeu de cache - cache. Planchers de tailles
différentes, bordés d'un garde corps souple en bois.
Protection simple faite de remplissage de branches de châtaigniers équarris
et calibrées, implantés librement pour mieux se jouer des branches
et frondaisons avoisinantes.
Chaque balcon a une jardinière en creux , d'où des plantes grimpantes,
fleurissantes et aromatiques s'échappent…
Le soubassement est plus massif, fait de gros blocs de pierres qui se dégradent
vers le haut, dans les étages élevés en pierres plus fines
et légères.
L'ensemble des façades est colonisé de plantes qui habitent les
interstices des roches. Notre volonté s'appuie sur le mélange
de teintes lumineuses des plantes colonisatrices associées à celles
sombres des pierres des gabions.
Loggias closes, à ciel ouvert, d'une surface d'une quinzaine de m2. Leurs façades et la sous face de leurs planchers sont de bois. Implantés dans les arbres, ces séjours d'été extérieurs offrent une véritable extension aux logements.
Viens chez moi, j'habite dans une cabane...Architecte et copyright : Edouard François.