A chacun son CarAcTèrE...
Etes-vous plutôt Helvetica ou Courier, Garamont ou Futura? Aujourd'hui, chacun peut choisir sa typo, voire la dessiner lui-même, en fonction de sa personnalité et du destinataire de ses mots
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est partout. Sur les murs des villes, sur les affiches publicitaires,
sur les vitrines des magasins, sur les logos de multinationales, sur
les pochettes de disques... Une présence autant qu'une absence, car
seul l'œil avisé la repère entre mille.Avec ses traits semblables à des bâtons, sans aucune fioriture, la police de caractères Helvetica a envahi notre environnement visuel, tout en suscitant la controverse, autant adulée - pour la pureté de ses traits, qui en permet un usage éclectique - que décriée - en raison de sa neutralité tout helvétique. Dessinée en 1957 par le graphiste zurichois Max Miedinger, Helvetica célèbre son 50e anniversaire cette année, avec la sortie d'un documentaire qui assoit un peu plus encore cette typographie au rang d'icône du XXe siècle.
Faire d'une police de caractères un objet culte et populaire? La chose aurait été impensable il y a vingt ans. Mais l'ordinateur s'est démocratisé et, aujourd'hui, n'importe quel utilisateur de PC est capable de faire la différence entre un «Times New Roman, gras, corps 14» et un «Courier, italique, corps 9». «Avant, la typographie était une affaire de spécialistes, explique Thierry Puyfoulhoux, typographe. Avec l'apparition du traitement de texte, tout le monde y est sensibilisé: professionnels et particuliers parlent le même langage. Ces derniers ont pris conscience que le caractère qu'ils choisissent a une influence réelle sur ce qu'ils écrivent et sur la perception qu'en aura le lecteur.»
Intéressé(e) ? La suite se lit ici (article sur le site de L'Express)...