Cette semaine dans Télérama (n°3125 05-11 Décembre09) que des bonnes choses avec notamment en couverture Benjamin Biolay, le chanteur de l'année pour l'hebdomadaire qui lui offre pour l'occasion sa couverture et un portrait touchant en forme de rédemption intitulé "Le repenti". L'enquête de cette semaine est consacrée au débat pour le moins houleux qui secoue les bibliothèques françaises au sujet de la numérisation des livres. L'hebdo s'intéresse ainsi à l'exemple donné par la BM de Lyon qui a décidé de collaborer avec le géant américain Google pour mener à bien la numérisation de près de 500 000 ouvrages. Il pose cette question que je trouve intéressante "Choix précurseur ou atteinte à l'exception culturelle française ?" Enfin je ne pouvais pas manquer de vous parler du reportage qui est consacré, ni plus ni moins, qu'aux fans du film "The Big Lebowski". Je vous avais parlé de cet événement qui réunis chaque année les esprits "Dudesques" du monde entier dans une "Lebowski Fest" qui fait chaud au coeur en ces temps ou le fameux "travailler plus pour gagner plus" du nabot de l'Elysée résonne encore à nos oreilles... Et bien là Télérama nous propose de nous immerger dans l'événement avec pour titre d'article "Le film culte des fumistes" (qui sied à votre serviteur comme un gant ...loll) "En organisant le Lebowski Fest, les fans du films des frères Coen entretiennent la flamme. Déguisés en antihéros, ces anars bons vivants squattent les bowlings, sirotent des white russians et célèbrent la paresse"... vous savez ce qu'il vous reste à faire :)) En bonus, un supplément assez bien fait avec une sélection de 500 livres, disques, jeux vidéo, DVD pour notre commande au Père Noël..:))
Comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, ce soir nous aurons le plaisir de retrouver Norah Jones dans le Grand journal sur Canal+ à partir de 20h10. La sublime chanteuse (oui je sais...♥) qui vient de sortir son nouvel album "The Fall" (excellent d'ailleurs) nous gratifiera d'un titre live ainsi que d'une interview. La vidéo sur le blog dès ce soir :)
Au cinéma cette semaine, l'événement c'est le phénomène "Paranormal Activity" qui débarque sur les écrans de nos salles obscures préférées !
Enfin, chose assez inhabituelle sur ce blog, je voulais parler un tout petit peu (je vous rassure...) de mode en signalant une initiative qui me plais beaucoup et qui est signé du leader de feu Oasis, Liam Gallagher, qui depuis cet été à lancé une marque de vêtements au nom de "Pretty Green". C'est cher certes (surtout les frais de port argh !...lol) mais il y a des choses qui me plaise vraiment. Je vous laisse découvrir cela ici : http://www.prettygreen.com/
En ce samedi matin, la pluie est particulièrement présente sur ma Bretagne lorsque j'arrive au cinéma. Plaisir de retrouver un cinéma presque désert avec un tarif préférentiel, et puis surtout une furieuse envie de rire. Certain(e)s se rendent dans des endroits où des machines sont là disposées pour leur procurer le bien-être du soleil, moi ma luminothérapie c'est le cinéma et tout particulièrement celui d'Albert Dupontel. Ce dernier est en effet, à mon sens, un ovni dans ce paysage cinématographique français de la comédie. De par son humour et sa façon de raconter une histoire, le cinéma de Dupontel semble particulièrement influencé par un comique davantage "anglo saxon" du type Monty Python, Coen, Chaplin, Keaton. Un univers où derrière le fantastique des situations présentées, ce côté volontiers potache revendiqué par l'auteur lui-même, se cache aussi une critique sans concession de certains traits de notre société contemporaine qui n'est pas pour me déplaire. Dans le "Le vilain" Dupontel poursuit dans cette veine avec une comédie menée sur un rythme infernal et des délires dont lui seul à le secret (ah cette tortue !), certainement son film le plus "grand public". Les personnages secondaires sont toujours aussi bien travaillés (le médecin est énorme), Catherine Frot dans le rôle de la mère du Vilain est parfaite, les séquences de huis clos où ils sont contraints de cohabiter sont hilarantes. Il y avait longtemps que je n'avais pas entendu une salle rire autant. Et puis notre vilain me direz vous, et bien lui le moins que l'on puisse dire c'est que c'est un sacré numéro, on dira qu'il fait ce qu'il peut avec les moyens qu'il a, il peut-être qualifié de malin dans son domaine mais avec quelques "approximations" :)) 1h26mn de rire, une cure idéale pour tous ceux qui veulent oublier la période tourmentée que nous vivons. Ce vilain est une fable dans un univers cartoon, les amateurs du cinéma de Dupontel se régaleront, alors que d'autres pourraient se laisser entraîner dans cet univers grâce à la présence de Catherine Frot.
Ma Note:*****/5.
Magie de vox, magie du web, un exemple parmi tant d'autres de la richesse de nos échanges et de cette idée de partage qui nous anime. Il y a quelque jours de cela mon pote Niggy (http://niggytardust.vox.com/) me dit qu'il a vu "The fucking awesome Movie !" (http://niggytardust.vox.com/library/post/movie.html#comments pour sa note), cela s'appelle "Let The Right One In", le titre français étant "Morse". "C'est tout ce que Twilight n'est pas " me dit-il en substance, n'étant pas du tout attiré par l'univers guimauve des "vampires à l'eau de rose made in Twilight", j'avoue que cette entrée en matière a de suite susciter ma curiosité. Je regarde la Bande annonce et là Le choc ! Je suis saisis d'une émotion qui me fait pressentir que je suis là en présence d'un film de genre qui fera date. C'est en recherchant une vidéo du groupe Pink Mountaintops que Niggy a découvert les images de ce film sorti dans un
anonymat presque complet le 4 février 2009. L'affiche est saisissante, énigmatique à l'image de cet ovni du réalisateur suédois Tomas Alfredson. Couronné avec le prix de la critique et le prix du Festival de Gerardmer en 2008 (Le festival du film fantastique), qualifié par le grand Guillermo Del Toro de "film le plus poétique et obsédant qui soit", rien que cela, célébré des Inrocks à DVDrama ou encore Télérama en passant par Libération et Première, le moins que je puisse dire après avoir vu ce film hier soir c'est que ces éloges sont pleinement mérités tant ce film est un pure moment de grâce. Beauté des images, qualité des effets spéciaux qui savent se faire très discrets et sont au service du film, de l'histoire et non l'inverse, jeu époustouflant (je ne trouve pas d'autres mots) de ces deux gamin(e)s Kare Hedebrant et Lina Leandersson, on est tour à tour mal à l'aise, effrayé, ému et touché, tout ce que l'on souhaiterait ressentir au cinéma est ici dans ce film absolument fascinant, à mon sens (et Niggy me rejoins j'en suis sûr) c'est un chef d'oeuvre, un film culte en puissance. Je ne vous parle pas de l'histoire, je ne peux que vous inviter à regarder la BA sur le site de Niggy (http://niggytardust.vox.com/library/post/movie.html#comments ), puis le film qui se trouve sur Internet (légalement bien sûr, ne me faites pas dire le contraire...loll)Très bonne nouvelle pour les fou furieux de ce"Let The Right One In" puisque depuis le 15 novembre le livre de John Ajvide Lindqvist "Laisse moi entrer" dont est tiré ce film est enfin sorti ! disponible en plus avec le DVD, je vous mets le lien ici :
http://livre.fnac.com/a2735648/John-Ajvide-Lindqvist-Laisse-moi-entrer?Mn=-1&Ra=-1&To=0&Nu=4&Fr=0
(je vais sans aucun doute le commander au Père Noël :)))
Ma Note:*****/5.
ps: avec pour bande son un autre gros coup de coeur, musical cette fois, "Soap and Skin" frêle jeune fille au talent immense que j'ai découvert sur vox grâce à mon autre pote Aurelio, je mets le lien vers cette jolie note ici : http://oreille070.vox.com/library/post/soap-skin-pour-la-deuxi%C3%A8me-fois.html#comments
Merci !!
The Dude.
Un temps absolument épouvantable sévissait hier matin sur ma chère Bretagne, qui n'est jamais plus belle que dans ses moments où elle semble être elle même, en colère, utilisant le vent et la pluie comme moyens d'expression de son impénitente susceptibilité... les vagues viennent frapper de toutes leurs forces contre les parois rocheuses de la côte, le Fort Bloqué semble alors, une sorte d'Ys perdue au milieu des flots, forteresse inexpugnable abritant le fantôme de Dahut... mais je m'éloigne ici de mon sujet, je me suis mis en route vers le complexe cinéma CGR. Il est 11h15 et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'y a pas foule, ce qui je ne vous le cache pas, n'est pas pour déplaire à votre dévoué serviteur cinéphile :)) Billet en main, je m'engouffre dans la salle, les lumières s'éteignent et je me laisse alors emporter... Parce que voilà, tout est dit sur ce film à partir de ce postulat qui est de se dire "vais je ou non accepter cette idée de m'abandonner", ce délicieux sentiment d'ubiquité qui semble nous saisir lorsque nous sommes au cinéma. "L'homme de chevet", adaptation libre d'un roman de Holder qu'au demeurant je n'ai pas lu, ne semble pas nous laisser de choix, ici c'est à une véritable parabole de la rédemption à laquelle nous assistons. La question centrale de ce film pourrait-être en quelque sorte pouvons nous renaître à la vie après avoir été confronté à l'âbime ? déchirés par les tourments de l'alcool, le personnage interprété par Christophe Lambert va trouver un travail, celui de "garde malade" mais lui préférera les mots "d'homme de chevet". C'est Sophie Marceau qui campe ici l'un de ses rôles les plus forts, cette femme brisée après un accident de voiture, ne pouvant plus que bouger la tête, "agonisante d'être en vie"... La force de ce film c'est indéniablement son duo de comédiens Marceau-Lambert au diapason, lui tout en retenu, elle, tour à tour révoltée et fragile, terriblement fragile. Nous sommes en Colombie et nous assistons ainsi à un véritable film de genre, un mélo-drame servi par la performance de ses acteurs qui permettent d'oublier les points faibles de cette première réalisation : un aspect un peu trop écrit des dialogues, le côté profondément inégal de la qualité de la mise en scène, de l'intrigue elle-même qui semble se perdre dans des histoires dans l'histoire qui paraissent quelque peu superfétatoires, la somme de clichés enfin, inhérente à ce style de cinéma. Au final, nous obtenons un film honnête, magnifiquement interprété, bouleversant dans certaines séquences mais se perdant quelque peu dans une description quelque peu surfaite du contexte social explosif en Colombie. Le film aurait peut-être gagné à être davantage centrée sur cette Histoire avec un grand H où l'amour est la seule force capable de transfigurer ces deux êtres en souffrance, ou comment apprendre à se pardonner en s'acceptant dans le regard de l'autre...
Ma note:*** /5.
Les Bandes annonces Dudesques :
"Arthur et les minimoys : La vengeance de Maltazard", Sortie le 02/12/09.
Littérature culte du Dude :
Tourgueniev (1818-1883) est l'auteur en 1850 de cette nouvelle qui s'intitule "Le journal d'un homme de trop" parue dans la revue "Les Annales de la patrie". Elle fût pendant près de dix ans censurée et l'écrivain voué à l'exil en France. Tourgueniev fait partie de ces auteurs russes du XIXème siècle que j'admire plus que tout, au côté des Gogol, Dostoïevski, Tolstoï et autres Pouchkine. L'histoire est celle d'un jeune homme russe, il a trente ans et il se sait condamné parce que malade. Il va alors consacrer les derniers jours de son existence à écrire le journal des événements qui ont marqué sa vie, "Je vais me raconter ma propre vie." Il y dresse un portait sans concession d'une société russe en province sclérosée et insipide, où le mensonge est une règle et le mépris des gens "biens-nés" pour les autres catégories de la population un mode de vie avec lequel il convient de ne pas transiger. Notre narrateur se dévoile ainsi peu à peu, son amour pour une jeune femme au doux nom d'Elisabeth, un amour qui ne se peut... parce que notre homme le reconnaît il ne peut rien contre ce destin qui l'a voué à une lutte sans espoir contre ses faiblesses, ses propres démons, il est cet "homme de trop" à qui tous se refusent, ce paria magnifique, assez proche finalement du narrateur des "Nuits blanches" de Dostoïevski. Il est parfaitement lucide sur sa condition d'homme et c'est ce qui semble, bien avant la maladie, le condamner, la maladie n'étant que l'agent de celle qui ne se refuse à personne. "Je n'ai pas fui le bonheur, j'ai même essayé de l'atteindre en prenant à droite et à gauche." La description de l'état vécu lorsque l'on est pris par les turpitudes de la passion est fine et d'une férocité rare. Parce que cet homme de trop ne se voyait exister que dans le regard de l'être aimé, mais il ne peut rien contre son destin, fataliste il écrit "Je cesse d'être de trop en rentrant dans le néant." Une lecture que je vous conseille vivement, un ouvrage très court mais riche tant dans la forme que sur le fond, tour à tour émouvant et drôle par son cynisme assumé, c'est à mon sens un véritable bijou de la littérature russe du XIXème siècle.
Ma note:*****/5.
"Je vois encore cette silhouette lividement propre, pitoyablement respectable, incurablement abandonnée ! c'étai
Ma note:*****/5.
Quelques mots enfin, pour vous parler d'un roman de Dostoïevski (1821-1881) un peu moins connu que ses grands classiques que sont "l'Idiot", "les frères Karamazov" et qui s'intitule donc "Les carnets du sous-sol". C'est là aussi un de mes livres de chevet, d'une beauté à couper le souffle tant l'on est emporté par son style. Si Dostoïevski est un génie absolu de la littérature c'est parce qu'il a su comme personne parler de nos travers, de nos forces mais aussi de nos faiblesses, de ce vide qui parfois nous saisis d'effroi. Le narrateur vit à Saint Pétersbourg où il n'est qu'un petit fonctionnaire comme tant d'autres. C'est dans ses carnets qu'il peut laisser jaillir toute la rancœur qui s'est accumulée contre ce monde qui lui paraît insupportable. Ce roman est considéré par certains intellectuels comme étant l'un des tous premiers textes existentialistes. Un livre absolument fascinant peuplé d'une galerie de personnages qui ne semblent pas si éloignés de nos revendications d'homme "moderne" perdu entre ce besoin d'amour, de l'autre et en même tant cette incapacité profonde à se sentir bien ensemble, ou comment la solitude et l'amélioration des moyens de communication moderne semble curieusement allez de paire, contradiction de nos sociétés modernes.
Ma note:**** /5.
Ceci m'amène à vous présenter de façon très succincte deux ouvrages d e réflexion sous la direction de Marie de Solemne (Philosophe) qui convie dans "Aimer désespérément" et "La grâce de solitude" des philosophes, des écrivains, des théologiens, des hommes de sciences, etc.. à nous donner leur façon de percevoir deux des sentiments les plus partagés dans le monde moderne, la solitude et l'amour. Ce sont des ouvrages courts mais très denses sur le fond et qui permettent à ceux qui le souhaiteraient de pousser un peu plus loin nos sentiments sur ces thèmes. Les questions soulevées sont pertinentes et chacun(e) est ensuite libre de se rapprocher plus ou moins des pistes de réflexion offertes par ces intellectuels qui pour
une fois mérite pleinement ce nom (on est loin ici des philosophes peoples et autres donneurs de leçon). L'aspect pluridisciplinaire est particulièrement enrichissant, psychologie, philosophie et théologie se mêlent habilement et l'on prend un grand plaisir à lire cette collection Espaces libres chez Albin Michel.Tous ces ouvrages sont non seulement passionnants, riches de sens mais ils sont en plus disponibles pour des sommes modiques mettant ainsi la culture à portée de toutes et tous, chose qui me tient particulièrement à coeur.
Critiques DVD et Musique du Dude :
Ce mois-ci je tenais à vous parler de la sortie en DVD du live d'Étienne Daho à la salle Pleyel à Paris, enregistré en 2008 lors de la tournée qui a suivi la sortie du très réussi "L'invitation". Sobrement intitulé "Daho Pleyel Paris", ce DVD nous permet de retrouver un Daho très inspiré, on peut parler d'un best of live tant la set list est impressionnante et comblera les amateurs de cet artiste qui depuis plus de vingt ans est l'un des rares à pouvoir conjuguer richesse des mots, la beauté des mélodies et ces sonorités pop très anglo saxonne que l'on aime tant (un peu comme un Biolay). 33 titres couvrant l'ensemble de sa riche carrière, les classiques et puis les titres de son dernier LP dont les sublimes "L'adorer" et "Boulevard des capucines". Etienne Daho vieillit comme nous tous mais on peut dire que le poids des années n'a pas du tout émoussé son talent bien au contraire. Sobre, élégant et authentique comme la pochette de ce DvD, richesse des arrangements et cette voix discrète sans effet ni artifice. A noter aussi la présente de nombreuses guest stars dont Charlotte Gainsbourg et surtout Marianne Faithfull.
Ma note:**** /5.
ps: à noter aussi la sortie en double LP.
Depuis le temps qu'on l'attendait ce live in Reading 1992 de Nirvana, il aura donc fallu 17 longues années pour le voir enfin sortir en live officiel, double LP ou en DVD au choix ou plus sûrement les deux :) Courtney Love en femme d'affaire avisée a semble t'il déniché un énième filon pour soutirer de l'argent à cette poule aux oeufs d'or qu'est devenu, malgré lui, Kurt Cobain, idole de tout un peuple rock, leader d'un mouvement, le grunge, dont il aura incarné à la fois le zénith et sa fin crépusculaire dans les drogues et les suicides de toutes sortes. Au milieu de ce chaos seul Eddie Vedder et Pearl Jam ont aujourd'hui survécu... Kurt Cobain comète géniale au destin tragique, icône absolu du rock des 90. Sa disparition marqua aussi la fin de l'hégémonie us sur le rock et je pense que depuis Nirvana, pas un seul groupe américain n'a atteint ce niveau, c'est vers la perfide albion qu'il faut se tourner pour trouver ce qui fait encore l'essence du rock, la spontanéité et la sincérité. Ce live à Reading est resté dans toutes les mémoires, élu même par le NME concert rock ultime, on y voit et entend un Kobain dément, à l'image de son arrivée dans un fauteuil roulant... et puis ses titres que nous connaissons tous et toutes, véritable pater du rock indé, Nirvana et Kurt Cobain à jamais dans la légende ! On pourra toujours pester sur l'indécence de Love dans la gestion du patrimoine musical Kobain mais sur le plan artistique il est indéniable que nous sommes là face à "The fucking Live !" avec 24 titres qui s'enchaînent magnifiquement. Même si il existait déjà depuis longtemps en version pirate ce Live in Reading 1992 de Nirvana est juste indispensable. Le cadeau de noël idéal pour faire découvrir à nos chères petites têtes blondes nourris aux daubes MTV style Tokio Hotel, que dans le rock il n'y a pas besoin de se grimer ou de porter des tatouages pour l'Etre. Nirvana c'est l'incarnation de cet esprit du rock dont Kurt Cobain était l'incarnation, il a rejoint depuis Jim Morrisson et autres Hendrix et à ce qu'on me dit ils foutent un drôle de bordel live in Paradise :) Ma Note:*****/5.
On termine notre tour d'horizon de l'actualité musicale avec la sortie du très attendue quatrième album de la sublime
Ma Note:*****/5.
The Dude.
Le 8 juin 2007, je publiais avec une certaine fébrilité ma première note sur Vox. J'ignorais alors tout de l'univers du blog et souhaitais simplement trouver une sorte de petit cocon "Dudesque" :)) Je me suis installé sur cette planète voxienne et m'y suis tout de suite senti à mon aise. Depuis on n'a pas cessé de partager ensemble sur le cinéma (non je n'ai pas vu que The Big Lebowski...loll), la musique, la littérature, la peinture, la poésie et tant d'autres choses (dont certaines que je tairais par pudeur...loll). Hier soir, j'ai passé avec une certaine émotion la barre symbolique des 30 000 personnes ayant visité ce blog. Après plusieurs "White Russian" pour fêter l'événement :)) j'ai eu l'envie de vous écrire ce petit mot afin de vous remercier de prendre le temps de lire ces notes que je prends un plaisir fou à écrire, vous remercier aussi pour vos commentaires qui donnent tout leur sens à ce blog. On forme une chouette communauté ! on partage, on délire (j'ai honte parfois...lol), on est bien ensemble et ça fait chaud au ♥ ! J'embrasse les voxeuses (que serais-je sans vous♥...) et pour les voxiens je trinque à leur santé en me préparant un petit "White Russian" dont je rappelle ici la divine recette (6cl de vodka...pas plus non... 6cl de liqueur de café et 6cl de lait...ah oui j'allais oublier les glaçons), voilà c'est prêt et cela se consomme avec modération... :) MERCI !♥
"I'm a Lebowski, You're a Lebowski ! Life, The Big Lebowski and What have You !"
The Dude. (pour les dons à "TheDude.association ForEarth", j'accepte les chèques, cartes bleues, et espèces :))
J'ai passé un début de journée quelque peu éprouvant et comme à mon habitude, pour remédier à cela je me suis dirigé vers mon cinéma préféré pour allez voir Le film que je ne voulais manquer sous aucun prétexte, le "This is It" réalisé par Ortega sur les répétitions à Los Angeles, au Staple Centers, de Michael Jackson avant la série de concerts londoniens qu'ils devaient donner à l'O2. Je n'avais pas fait de note pour parler de l'émotion qui m'avait envahi à la mort de Michael Jackson, je ne trouvais pas les mots... d'autres ami(e)s voxiens s'en sont admirablement chargés. En ce 25 juin 2009 ce n'est pas seulement un génie absolu de la musique qui nous a quitté, c'est aussi un homme profondément bon, terriblement humain, trop humain peut-être... C'est en effet ce qui transparaît le plus dans ce film, cette humanité de Jackson avec son équipe, avec les danseurs, cet amour pour son public qui le pousse à aller toujours plus loin, à repousser les limites en souhaitant proposer le show ultime, à la hauteur du mythe qu'il s'est forgé. Michael Jackson le savait, il était attendu au tournant par nombre de personnes qui le disait affaibli, incapable de danser, ne pouvant qu'à peine tenir sur ses jambes, ne pouvant assurer un tel show qu'en playback... Le public lui était là et les 500000 places pour la tournée s'étaient vendus en un temps record. Ce film vient en finir ici, de la plus belle des manières, avec toutes ses rumeurs, non Michael Jackson n'était pas fini, je dirais même après avoir vu "This is It" qu'il avait atteint en quelque sorte le stade ultime de son art. Les craintes que l'on pouvaient soulever légitimement avant de voir "This is It" étaient nombreuses, n'allait-on pas assister aux répétitions d'un ange déchu ? était-il encore à la hauteur de sa propre légende ? Après l'avoir vu dans ce film-documentaire on se rend compte à quel point la machine médiatique s'était trompée sur cet homme, combien on avait voulu salir et renverser l'idole. Ce qui m'a fais plaisir, c'est de ressentir toute la pudeur d'Ortega qui n'en rajoute jamais dans l'émotion, il n'en avait pas besoin, les images parlent d'elles-mêmes, ici point de pathos, pour la première fois nous voyons l'homme Michael Jackson tel qu'il était. Un perfectionniste qui avec tact mais néanmoins autorité réclamait que l'on joue la moindre note telle qu'il l'avait voulu. On est loin ici d'un Michael Jackson contrôlé par tous, c'est lui qui décide et lui seul. Un travailleur infatigable, humble, à l'écoute de ses danseurs, des musiciens et autres choristes qui l'accompagnent. On voit ainsi un moment très intense où Michael chante avec une fille à la voix superbe "I just can't Stop loving you", et ce final du titre où la jeune femme reste scotchée à ce qu'elle vient d'entendre, la voix de Michael et lui qui lui fait signe de se tourner vers le public, avec toujours ce temps d'avance qu'ont les génies. Mise en scène, musique, chorégraphies, les effets spéciaux, ce film nous permet de nous rendre compte de ce qu'aurait été "This is It", un show hors norme, un spectacle ultime, le testament, l'adieu de Jackson à son public. La belle idée c'est d'avoir repris la set-list du concert et de nous montrer les morceaux en entier, tout cela grâce à un montage des plus judicieux. On s'immerge dès les premières minutes dans ce spectacle et l'on assiste alors à un show incroyable de Jackson, sa voix intacte, sublime (lui qui avoue avec le sourire qu'il se ménage pour le jour J...) et puis cette présence incroyable, la chirurgie, les déboires, rien ne peut effacer le charisme inné de cet artiste ultime ! "They don't care about us", "Thriller" (et sa nouvelle vidéo époustouflante), "Billie Jean" où Michael nous propose une chorégraphie extra terrestre... Parce que s'il y a bien un domaine où Jackson me scotche c'est la danse, son corps devient un instrument au service de la musique, il la vit, elle est en lui, ses pas de danse, les mouvements de ses pieds, il est transfiguré dès que les premières notes résonnent, il est le rythme... Et puis il y a ses moments émouvants où l'on perçoit l'enfant qu'il était resté malgré tout, cette voix si fluette, son corps lui-même, d'une minceur extrême nous fais penser à celui d'un adolescent. La chanson "Earth song" raisonnant dans la salle de cinéma me toucha particulièrement. La chose qui est sûr c'est qu'il nous préparait un retour à sa mesure, incroyable, Jacksonien ! Pudeur, sobriété, génie, musique voilà les mots qui me viennent à l'esprit. Je ne peut que vous recommander d'aller voir ce film, sorte d'ovni, on passe un moment très intense, ah ! "Billie Jean"... La Jacksonmania est reparti de plus belle et ce n'est que justice pour celui qui restera à tout jamais comme l'un des plus grands artistes que le monde ait connu. Les notes de "This is It" retentissent, l'image s'arrête un instant sur un Michael bras levés et grand souverts en direction de ce public qu'il n'aura jamais oublié et qui aujourd'hui le lui rend bien.
Tu resteras à jamais dans nos ♥, "God Bless you", ta musique n'a pas fini de nous accompagner en attendant d'assister à un show "Live In Paradise"...
The Dude.
Je dédicace cette note à mon amie de vox Apolline♥ !
Ma Note:*****/5.
Benjamin Biolay a sorti son cinquième album "La Superbe", 22 titres pour un double LP qui possède une classe folle. La critique est unanime des Inrocks à Télérama, Biolay vient d'écrire ici un disque qui porte bien son nom. Conçu comme un film musical, ce voyage au pays de Biolay est un régal, les orchestrations, les musiques sont comme à chaque fois particulièrement travaillées, les textes sont poétiques à souhait. Il semble à l'aise dans tous les styles. C'est incontestablement, à mon sens, un surdoué, une tête à claque sincère, arrogant certes mais cachant au fond de lui une profonde sensibilité, et puis cette mélancolie qui nous offre un premier disque bouleversant. Au delà de l'image publique qu'il peut donner de lui, il convient de juger l'homme avant tout sur ce qu'il produit, hors là avec "Trash Yéyé" en 2007 et "La Superbe" en 2009, Biolay nous démontre s'il en était besoin qu'il se trouve à des années lumières des piètres Bénabar et autres Renan Luce. Biolay aime la pop anglaise et cela se sent, son don inné à dénicher des mélodies entêtantes est bel et bien là. Depuis sa sortie, je ne me lasse pas d'écouter ce disque en tout point superbe. Outre ce premier extrait qui a donné ce titre à l'album on pourra aussi noter plusieurs autres moments forts "15 aôut", "Brandt Rhapsodie", "Ton héritage" et puis dans un autre style "Buenos Aires". Oser sortir un double album en 2009 et en plus tenir se pari haut la main, on ne peut que s'incliner devant cette évidence, Biolay est un génie ! Comme toujours les thèmes évoqués tournent autour de la mélancolie, de l'amour qui s'échappe inévitablement, du temps qui passe... C'est l'album du mois du Dude et il sera très certainement dans mon top 5 des disques de l'année 2009, mais nous aurons le temps de reparler de cela avec Aurelio, Pierre, Niggy et tant d'autres ami(e)s voxiens :)
Ma note:*****/5.
Mon avis : Je ne vous dévoile rien d'autre sur cette histoire dans le but de vous préserver tout le suspense de ce roman absolument haletant. Ici, et c'est suffisamment rare pour le noter, le thriller ne se conjugue pas avec un style pauvre, l'écriture de R.J. Ellory est belle, soignée, ses descriptions du Sud des Etats-Unis puis de New York des années 1930 à la fin des années 1960 sont un vrai bonheur. On éprouve un réel plaisir à lire cette histoire sombre, au porte de l'enfer, le doute s'insinue en nous de façon progressive et nous ne pouvons plus alors interrompre la lecture de ce livre en tout point remarquable. C'est bien simple, j'ai lu les 200 dernières pages en une seule nuit. C'est d'autant plus surprenant, que je ne suis pas habituellement un amateur de ce style de littérature, mais là vraiment j'ai été littéralement emporté par le souffle de ce récit, la place accordée à la psychologie des personnages, ses descriptions de ce qui forment l'essence même de la vie, l'amour mais aussi de ses frontières les plus abjectes, la folie et la mort. R.J. Ellory signe ici avec "Seul le Silence", un grand roman, un thriller sombre et intimiste avec en prime une réflexion sur ce qui nous pousse à écrire, à (sur)vivre dans un monde ou du plus beau peut surgir à tout moment le néant.
Ma note:*****/5.
L'Histoire : Au cours d'un voyage en avion, le narrateur entend une chanson des Beatles, Norwegian Wood, qui
ressuscite en lui, brusquement, le souvenir d'un amour vieux de dix-huit ans. Quand il était lycéen, son meilleur ami, Kizuki, s'est suicidé, un soir, après avoir joué au billard avec lui. Kizuki avait une amie d'enfance, Naoko. Ils étaient amoureux mais ils sortaient souvent à trois avec le narrateur, comme s'ils avaient besoin de sa présence. Depuis, pour ce dernier, la mort fait partie de la vie, elle est présente, partout, dans l'air qu'il respire. Un an après ce suicide, le narrateur, maintenant étudiant à l'université, rencontre par hasard Naoko dans la rue et ils commencent à se voir de temps en temps. Naoko était insaisissable ; elle l'est toujours pour lui, incertaine et angoissée, mais il commence à l'aimer ainsi. Une nuit, elle lui livre son secret, puis disparaît. Quatre mois plus tard, il recevra d'elle une longue lettre, envoyée d'un sanatorium dans la montagne. Entre-temps, le narrateur a rencontré une jeune fille, Midori, étudiante à la même faculté. Franche, pleine d'esprit et de vie. Autour d'elle, il y a également des ombres de mort...Mon avis : Murakami nous emmène dans "La Ballade de l'impossible" au coeur d'un univers où l'amour, la passion se conjuguent bien souvent avec la mort, comme si tout amour portait déjà en lui le germe qui allait le vouer au néant. La poésie et la grâce de l'écriture de Murakami confèrent à ce livre une place toute particulière parmi les romans décrivant ce qui nous effraie peut-être le plus dans l'amour, cette perte de contrôle absolue, le temps qui soudain ce modifie, cette sensation d'abandon, ce sentiment d'avoir trouvé pour la première fois une raison d'espérer... Hanté par la mort ce livre est malgré tout un formidable hymne à la vie, au temps qui passe, à ses amours de jeunesse qui nous marquent à jamais d'une empreinte indélébile. Ici point de moral, nous sommes les jouets de nos sentiments, de nos pulsions. Murakami décrit magnifiquement l'attraction irrésistible qui nous pousse à vouloir ne former plus qu'un avec l'autre mais qui peut aussi se retourner contre nous-mêmes, dans une sorte de "don" ultime de soi, c'est alors la Passion, la mort qui nous ouvre ses bras. On ressort profondément ému de la lecture de ce livre.
Ma note:*****/5.
Le premier single extrait du nouvel album de Norah Jones "The Fall", cela s'appelle "Chasing Pirates"
Moi, à mon cher et tendre: - pfiouuuu, j'ai du mal à imaginer comment ça va être physiquement possible de continuer à gérer la maison ET reprendre le taff... (tu la vois?? tu la vois la grosse perche???)
Petit blanc de circonstance.
Lui, à mon ombre cernée, vacillant de fatigue (^^): - ah ouais c'est clair, ça va être chaud!
Clic.....
BOUM!!!!!
Ce mois d'octobre débute de la plus belle des manières avec la sortie du cinquième album studio de Air, un de mes groupes préférés. Après la petite déception de "Pocket Symphony" en 2007, les Versaillais nous reviennent cette fois-ci avec un LP entièrement composé et produit par Air lui-même. Exit Nigel Godrich donc et place à un enregistrement dans leur tout nouveau studio de l'Atlas où ils se sont enfermés durant un an pour ce "Love 2". Nicolas Godin et Jean Benoît Dunckel nous offrent ici 12 titres qui ne révolutionnent pas le son de Air, au contraire, ils semblent revenir aux fondamentaux du groupe, point d'invités sur ce LP, des musiques toujours aussi éthérées, une ambiance très BOF, des voix digitalisées et robotiques à souhait. Un disque apaisant, maîtrisé, qui débute très bien avec "Do the Joy", "Love" et "So light is her football", puis c'est au tour du très seventies et entraînant "Be a Bee" qui n'est pas sans rappeler les meilleurs morceaux de "Moon Safari". Un LP qui après deux à trois écoutes dévoilent toutes ses richesses, Air n'a pas son pareil pour créer ce type d'ambiance, ces bandes originales très cinématographique qui voient notre esprit être emportée, transportée dans de lointaines contrées propices à notre imaginaire. Ce succède ensuite trois morceaux dans la même veine, avec notamment mon titre préféré de ce disque, "Heaven's Light" qui porte vraiment bien son nom. La première partie de "Love 2" est une belle réussite mais malheureusement c'est dans sa seconde partie que ce dernier déçoit et plonge l'auditeur dans une écoute de moins en moins attentive qui aboutit, allez disons le, à un certain ennui. "Night Hunter" est sans relief, le premier single de l'album "Sing Sang Sung" ne décolle jamais vraiment, avec une voix digitallisée qui pour le coup peut agacer. Le disque ce clôt sur un "African Velvet" dispensable. On ressort de l'écoute de ce "Love 2" avec un sentiment de frustration. Certes ce dernier est meilleur que le précédent, mais au final l'ensemble n'arrive pas à atteindre le niveau des "Moon Safari" et autre "Talkie Walkie". La faute à une seconde partie du disque qui perd en intérêt. Au final, Air me laisse quelque peu sur ma faim avec un album sans surprise, c'est d'autant plus dommage que certains morceaux sont parmi les meilleurs crées par le duo depuis longtemps.
Ma note:***1/2 /5.
Le 5 Octobre sort également l'édition spéciale du "Two Suns" de l'irrésistible Bat For Lashes, qui est pour l'instant mon disque préféré de cette année 2009. Il contiendra 8 titres supplémentaires, des titres lives, des inédits, des reprises (notamment une très belle version du "A Forest" de The Cure), ainsi qu'un DVD comprenant le documentaire de 48mn "Two+Two" sur l'enregistrement de ce disque indispensable. Pour votre information, cette édition spéciale est sorti en Angleterre début septembre, je l'ai immédiatement commandé sur HMV et l'ai reçu quelques jours plus tard. Je l'avais déjà acheté en mai en version normale, mais que voulez-vous quand on aime on ne compte pas... :))
Ma note:**** /5.
Ce deuxième album de l'élégante Scarlett Johanssonest en fait son premier, il fût enregistré en 2006 en compagnie de Pete Yorn avant le très chouette "Anywhere I Lay My Head ". "Break Up" sonne très sixties c'est une évidence, il oscille entre country-folk et pop. Neuf titres le compose pour une durée de 30mn. La voix de Scarlett quoique moins assurée que sur le précédent Lp est somme toute agréable. C'est très primesautié, cela parle d'amour bien sûr, de peine de coeur (ça me va très bien en ce moment :)) Le premier single "relator" est une petite chanson qui se veut sans prétention, mais qui possède un charme évident dès la première écoute. Le clip en noir et blanc est une réussite, Scarlett s'y montrant telle une icône sixties, terriblement glamour et sensuelle. La suite, on ne va pas se le cacher est un peu plus commune, c'est mignon sans plus, certes on ne l'écoute pas sans déplaisir, mais avouons le, on s'y ennuie un peu. Aucun titres hormis le premier extrait ne ressortent vraiment du lot. Je pense que c'est un disque à écouter le soir, au calme, on allume quelques bougies, on s'allonge, et l'on se plonge peu à peu dans le sommeil, bercé par la voix de Scarlett Johansson nous sussurant à l'oreille des mots doux. C'est tout de même beau de pouvoir rêver
:))
Ma note:*** /5.
L'un des événements de ce mois de septembre, c'est sans aucun doute la sortie du cinquième Lp de Mattew
Bellamy
Ma Note:**** /5.
Infos du Dude :)
-La sublime Norah Jones nous gratifiera d'un quatrième album "The Fall" qui sortira le 17 Novembre,
toujours chez Blue Notes Records, produit par Jacquire King (Tom Waits,
Kings of Leon) et composé par Ryan Adams, Will Sheff (Shearwater) et
Jesse Harris.Il se composera de 13 titres. Elle s'est entourée
également de nouveaux musiciens : les batteurs Joey
Waronker (Beck, R.E.M.) et James Gadson (Bill Withers), le clavier
James Poyser (Erykah Badu, Al Green), les guitaristes Marc Ribot (Tom
Waits, Elvis Costello) et Smokey Hormel (Johnny Cash, Joe Strummer). On
peut aussi souligner qu'elle a changé de look, moi je l'aime de toute
façon :)
-à noter cette semaine en couverture des Inrockuptibles (n°719 du 8 au 14 sept.2009), le groupe Oasis, et oui je n'ai pas pu résister :) avec notamment un florilège des plus belles déclarations des frères Gallagher, à prendre bien évidemment au second degré, voir au mill
S'il y a bien une note que je n'aurais pas souhaiter écrire c'est celle-ci. Hier soir, vendredi 28 août, sous les coups de 23h j'apprends qu'Oasis qui devait jouer à Rock en Seine à annulé son concert et que toute la fin de la tournée est elle aussi annulée, il y a eu une altercation entre les frères Gallaghers dans les coulisses. Au début, je crois franchement à une blague mais malheureusement je déchante vite. Le comble c'est que dans la foulée, Noel Gallagher publie ce communiqué sur le site officiel du groupe : « C'est avec une certaine tristesse et avec un grand soulagement que je vous annonce que je quitte Oasis ce soir. Les gens écriront et diront ce qu'ils veulent, mais je ne pouvais tout simplement plus travailler avec Liam un jour de plus ». Je crois me retrouver en plein cauchemar, il est 1h du matin et je me dis que l'histoire de ce groupe de légende ne peut se terminer ainsi. Je ne vous cache pas que je suis sous le choc, comme sonné, parce qu'avec Oasis c'est tout un pan de ma jeunesse qui s'en va en quelques heures, c'est la mort d'un groupe qui aura bercé mon adolescence, à chaque album correspond une période de ma vie. Leur musique et leurs frasques légendaires m'auront suivis 14 années durant. Je pense alors à ce 3 mars 2009, veille de mon anniversaire, dans un Bercy archi-comble, où j'ai pu voir enfin les frères Gallaghers sur scène, l'émotion qui m'a envahi lorsque je les aient vu monter sur scène, cette attitude reconnaissable entre toute de Liam Gallagher, cette présence, ce charisme et cette voix, et puis Noel Gallagher et ses compositions, son calme qui tranche vraiment avec le tempérament de son frère. Oasis c'était l'alchimie mystérieuse entre deux égos surdimensionnés, deux talents associés pour le meilleur et pour le pire... Des lads comme il n'y en a plus dans le rock. Je m'endors péniblement au
son de leur musique. Le réveil ce matin fût difficile malgré le soleil qui est ici présent, Oasis n'est plus mais sa musique restera elle pour toujours comme la bande son de ma vie. Et puis, je ne peux vous cacher qu'il y a en moi ce secret espoir que dans trois - quatre ans, après un album solo de Noel Gallagher, les deux frères associent à nouveau leurs talents pour notre plus grand plaisir. Voilà pourquoi j'ai préféré appeller cette note "Oasis, la fin ?". Les reformations de grands groupes ne manquent pas, il faut laisser les esprits échauffés se calmer et peut-être que dans quelques années, j'aurais à nouveau cette sensation unique de les voir monter sur scène, de les entendre. Oasis vivra pour toujours dans mon coeur, Live forever ! comme dirait Liam Gallagher, une de mes chansons préférées du groupe. J'ai tellement de chansons préférées d'Oasis de toute façon :)) "Wonderwall", "Champagne Supernova", "Hey Now", "Rock'n roll star", l'inoubliable "Slide Away", "The Shock of the lightning", "The importance of being Idle" et tant d'autres titres ... Aujourd'hui, une page se tourne, mais Liam et Noel Gallagher reviendront ensemble en disque et en live, j'en suis convaincu !Live Forever !
The Dude.